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Etat ottoman 
 

puceEdito

 

DEVLET-I ALIYYE-I OSMANIYYE

 

Bienvenue à tout le monde!!

 

 

 


puceDernières photos

puceSultan Kayığı

 

 

Istanbul est une ville d'eau : Pendant plusieurs siècles, elle a ouvert ses bras aux cultures Gênoise, Byzantin et Ottomane. Les habitants ont dû developper différentes techniques de transport en raison des influences géographiques et nottament de l'eau.

Les maisons en bord de mer appelées Yalı, les Palais, le centre commercial - le Bazar Couvert ont une chose en commun, l'EAU.
 
Pendant un temps, de bateliers transportaient a coups de pelles des personnes de Galata à Eminönü, de Hasköy à Balat... On dit même qu'a la fin du XIXème siècle le nombre de bateliers avait atteint les 10 000 à Istanbul!
 
En plus d'être un moyen de transport, les promenades en Kayık (sorte de barque) étaient de grands moments de plaisir à l'époque Ottomane à un tel point que celles-ci ont été une source pour de nombreux écrivains et poètes Ottomans.
 
Sultan Kayığı (Kayık du Sultan): Un Kayık à l'époque Ottomane était nommé selon le lieu d'utilisation et la personne qui l'utilisait. Il y avait une hiérarchie entre ceux-ci. Et le Kayık qui transportait le Sultan était le plus haut dans cette hiérarchie.
 
Le Kayık du Sultan ne pouvait être utilisé que par la mère, les femmes et les enfants du Sultan. Le Kayık très majestueux représentait la puissance et le pouvoir de l'Etat.
 
Toutes les semaines, juste avant que le Sultan sort se promener avec son Kayık, des canons étaient lancés des bateaux armés, de la Tour de Léandre et de nombreux Kayık du palais se mettaient en route pour ouvrir le chemin au Kayık le plus haut de la hiérarchie. Les gens qui entendaient le bruit des canons se tenaient prêts pour saluerleSultan.
 
La fin des Kayık: Pour la cérémonie de son couronnement, Abdulhamid II était venu en Kayık au palais de Dolmabahçe. Seulement après s'être installé au pallais Yildiz, le Sultan n'utilisa plus les Kayık.
 
Mehmet V (1909-1918) a essayé derefaire vivre la légende des Kayık mais en vain. Avec l'écroulement de l'empire et l'invention des machines à vapeur et des voitures, les Kayık ont perdus toutes leurs chances de revivre! Ceci a duré jusqu'en 2002...
 
Aujourd'hui 3 Kayık sont à notre service pour faire des tours ou même pouvoir les louer!
Qoui de plus merveilleux de sentir la presence de la mer très proche de soi et de voir Istanbul du même oeil que les Sultan Ottoman!
 
 
Je n'ai pas encore fait de tour avec les Kayık mais cela ne va pas tarder! Je suis impatiente de vivre cette sensation que de me trouver dans le même Kayık qu'un Sultan et que de voir Istanbul d'un tout autre point de vue! Je n'oublierais pas de rajouter mes photographies que je prendrais lors de mon séjour! En attendant je vous en met d'autres...
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Regardez comment s'élance le Kayik sur les eaux du Bosphore! (33m de long et 2,75m de large)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Voici une bonne occasion de vivre un rêve qui est de vivre pendant l'empire Ottoman...
 
Pour plus d'information je vous conseil d'aller sur le site même: http://www.sultankayiklari.com
 

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puceNecip Fazıl Kısakürek (1901)

İl est né « dans une grande résidence, située dans l'une des rues descendant vers Sultanahmet, à Çemberlitaş » selon ses propres mots (1904). Il a fait ses études dans de différentes écoles dont le collège Américain, et a achevé ses études secondaires à l'Ecole de la Marine. A I'Ecole Militaire il a eu, comme maitre, Aksekili Ahmet Hamdi pour des cours de religion et Yahya Kemal pour les cours d'histoire mais il a été influencé surtout par Ibrahim Aşkî « ayant pu assimilé différents domaines du savoir englobant la littérature, philosophie, l’algébre et la physique. Ibrahim Aşki lui permis de faire la première connaissance avec le « Tasavvuf », en lui procurant des livres. Kısakürek a terminé la section de Philosophie à l'Université (1921 - 1924), après avoir fait les classes préparatoires et de guerre à l'Ecole de la Marine.

Un de ses camarades les plus proches lors de ses études de philosophie est Hasan Ali Yücel. Il a poursuivi ses études pendant un an à Paris, en obtenant une bourse d'étude accordée par le Ministère de L'Education Nationale (1924 - 1925). Après son retour au pays, il a travaillé comme fonctionnaire et inspecteur dans les Banques Hollandaise et Ottomane et la banque d'Affaires (1926-1939). Il a enseigné à la Faculté des Langues et d’histoire - Géographie et au Conservatoire d'Etat à Ankara et à l'Académie des Beaux - Arts à Istanbul (1939 - 1942). A partir de cette date, il a abandonné le fonctionnariat pour gagner sa vie comme écrivain et éditeur de revue.

Necip Fazıl Kısakürek est décédé dans son domicile à Erenköy, après une longue période de maladie, pendant laquelle il n'était pas empêché d'écrire ni de continuer ses activités intellectuelles, et il a été enterré au Cimetière à Eyüp, après des obsèques mouvementées.

Necip Fazıl Kısakürek a obtenu le grand Prix de Pièce de Théâtre organisé par le Parti Républicain du Peuple en 1947, avec sa pièce de théâtre intitulée « Sabırtaşı » « Pierre de Patience ». Le Ministère de la culture lui a décerné le Grand Prix de la Culture à l'occasion de son 75e anniversaire, le 25 mai 1980 et il a reçu le titre du » Plus grand poète vivant de langue Turque » de la part de la « Fondation de la Littérature Turque »

SA VIE LITTÉRAIRE

Kısakürek ayant « appris à lire au bas âge grâce à son grand père » selon ses propres termes, a lu, dès son enfance, « les traductions faites des écrivains français de rang subalterne et est devenu un malade de lecture démesurée et sans distinction. Il écrit ceci à ce propos : « Mon intérêt pour des œuvres ayant prétention affective et littéraire, telles que Paul et Virgine, Grasiella, La dame de Camélia, le Pauvre Necdet s'est transformé en maladie et mes jours et nuits étaient emballés dans un réseau ». Poussé vers la littérature par une telle passion de lecture, Necip Fazıl affirme débuter « sa vie de poète à l'âge de 12 ans » en évoquant le souvenir de sa mère hospitalisée qui a exprimé le désir de le voir devenir poète en montrant le cahier des poèmes composé par la tuberculeuse » partageant la même chambre à l'hôpital, lors une des visites. Voici ce qu’il ajoute :

« Le désir de ma mère m'a paru comme une chose que je portais en moi-même sans m'en rendre compte jusqu'à 12 ans. C'est ma raison d'être. En regardant la neige et le vent par la fenêtre de l'hôpital, j'ai secrètement décidé : je serai poète ! Et je le suis devenu »

Son premier poème publié est le poème intitulé « Kitabe » (Epitaphe), paru dans la revue de « Yeni Mecmua » du 1e Juillet 1923 Ce poème est intitulé « Une Pierre de tombeau » dans son recuiel de poésie « Örümcek Ağı » (Toile d'Araignée)

A propos de ce poème qui commence avec les vers « Ma place est devenue étrangère / une inondation dans le jardin de la jeunesse ». Ahmet Haşim pose la question : « Où as - tu trouvé cette voix, mon enfant ? Necip Fazıl a répandu sa renommée avec ses poèmes et écrits publiés dans les revues telles que « Yeni Mecmua », « Millî Mecmua », « Anadolu », « Hayat », « Varlık » et dans le journal « Cumhuriyet » jusqu'en 1939.

Après son retour de Paris en 1925, Necip Fazıl a effectué de longs séjours à intervalle, à Ankara. Lors de sa troisième arrivée à Ankara, il a édité la revue « Ağaç » (L'Arbre), le 14 Mars 1936 en obtenant l'appui de certaines banques.

Ahmet Hamdi Tanpınar, Ahmet Kutsi Tecer, Mustafe Şekip Tunç étaient parmi les auteurs qui écrivaient dans la Revue « Ağaç » qui suivait une ligne spiritualiste et idéaliste contre les idées matérialistes et marxisantes, très efficaces parmi les intellectuel de l'époque, défendues par Burhan Belge, Vedat Nedim Tör, Şevket Sureyya Aydemir et İsmail Husrev Tökin travaillant pour la revue « Kadro » édité par Yakup Kadri. Apres le 6e numéro, la revue « Ağaç » a été transférée à Istanbul, avant de mettre fin à sa publication après le 17e numéro, pour cause d'insuffisance de lecteur.

Necip Fazıl a édité la revue « Büyük Doğu » (Grand Orient ) ayant une identité religieuse et politique, en 1943. Il a continué la publication de « Büyük Doğu » sous forme hebdomadaire, quotidienne et mensuelle, avec des interruptions Jusqu'en 1978, dues à la prise de position politique, donnant lieu l'ouverture des procès et à I'interdiction Necip Fazıl est devenu progressive l'un des leaders des Milieux islamistes, en défendant le Sultan Abdülhamit et en s'apposant au laïcisme. Il faudrait préciser que L'équipe de l revue « Büyük Doğru » est assez cosmopolite au début comme pour la revue « Ağaç » Plusieur représentants de la nouvelle Littérature allant de Bedri Rahmi à Sait Faik y participent.

. Mais, ces écrivains sont partis à mesure que Necip Fazıl a transféré la Revue « Büyük Doğu » en organe de lutte religieuse. Et il a édité la revue satirique « Borazan » (Trompette) pendant les mois de Novembre-décembre 1947 après l'ınterdiction frappant la revue «Büyük Doğu »

ŒUVRES

Poésie
Örümcek Ağı (Toile d'araignée) (1925), Kaldırımlar (Trottoirs) (1928) Ben ve Ötesi (Moi et au - delà) (1932) Sonsuzluk Kervanı (Caravane de l'infinité) (1955) Çile (Supplice) (1974) Şiirlerim (Mes poèmes) (1969) Esselâm (1973), Çile (Supplice) (1974) Bu Yağmur (Cette Plie)

Pièces de théâtre
Tohum (Germe) (1935) Bir adam yaratmak (Créer un homme) (1938) Künye (identité), Sabır taşı (Pierre de patience) (1940), Para (Argent) (1942)

Nami Diğer Parmaksız Salih (de surnom « Salih sans doigt)

Reis Bey (1964)
Ahşap Konak (Résidence en bois) (1964) Siyah Pelerinli Adam (Lhomme à pélerine noire), ulu Hakan Abdülhamit (Abdülhamid, grand souverain) (1965) Yunus Emre (1969)

Romans:
Aynadaki Yalan (Mensonge dans le Miroir) (1980)
Kafa Kağıdı (Carte d'identité) ((publié en fuilleton dans le Journal Milliyet en 1984)

Nouvelles:
Birkaç hikâye Bir kaç tahlil
(Quelques Histoires, Quelques analyses) (1932)
Ruh Burkuntularından Hikâyeler Nouvelles des troubles d'âme (1964)
Hikâyelerim (Mes nouvelles) (1970)

Mémoire
Cinnet Mustatili (1950)
Hac (Pèlerinage) (1973)
O ve Ben (Lui et Moi)
(1974) Babiâli (1975).

KALDIRIMLAR / I
Sokaktayım, kimsesiz bir sokak ortasında,
Yürüyorum, arkama bakmadan yürüyorum.
Yolumun karanlığa karışan noktasında,
Sanki beni bekleyen bir hayal görüyorum.

Kara gökler külrengi bulutlarla kapanık;
Evlerin bacasını kolluyor yıldırımlar.
Bu geceyarısında iki kişi uyanık:
Biri benim, biri de uzayan kaldırımlar.

İçimde damla damla bir korku birikiyor;
Sanıyorum her sokak başını kesmiş devler.
Simsiyah camlarını üzerime dikiyor,
Gözleri çıkarılmış bir âmâ gibi evler.

Kaldırımlar, ıstırap çekenlerin annesi,
Kaldırımlar, içimde uzayan bir lisandır,
Kaldırımlar, duyulur ses kesilince sesi,
Kaldırımlar, içimde uzayan bir lisandır.

Bana düşmez can vermek yumuşak bir kucakta,
Ben bu kaldırımların emzirdiği çocuğum.
Aman sabah olmasın bu karanlık sokakta,
Bu karanlık sokakta bitmesin yolculuğum.

Ben gideyim yol gitsin, ben gideyim yol gitsin;
İki yanımda aksın bir sel gibi fenerler.
Tak, tak, ayak sesimi aç köpekler işitsin;
Yolumda bir tâk olsun zulmetten taş kemerler.

Ne ışıkta gezeyim, ne göze görüneyim;
Gündüzler size kalsın, verin karanlıkları.
Islak bir yorgan gibi iyice bürüneyim,
Örtün, üstüme örtün serin karanlıkları.

Uzanıverse gövdem taşlara boydan boya,
Alsa bu soğuk taşlar alnımdaki ateşi.
Dalıp sokaklar kadar esrarlı bir uykuya,
Ölse kaldırımların kara sevdalı eşi...

BU YAĞMUR
Bu yağmur, bu yağmur bu kıldan ince,
Nefesten yumuşak yağan bir yağmur.
Bu yağmur, bu yağmur bur gün dinince,
Aynalar yüzümü tanımaz olur.

Bu yağmur kanımı boğan bir iplik,
Tenimde acısız yatan bir bıçak.
Bu yağmur yerde taş ve bende kemik,
Dayandıkça ağır ağır yanacak.

Bu yağmur, soğumuş yarada kezzap,
Sabrın memesine yapışmış sülük,
Ne başı, ne sonu olmayan azap,
Yandıkça gelişen sihirli kütük.

Bu yağmur, tufanı belki de Nuh'un,
Ve gölgede yüzen odam, gemisi,
Akrebi, çiyanı, böceği ruhun,
Ne varsa meydanda, meydanda hepsi.

Bu yağmur, delilik vehminden üstün,
Karanlık kovulmaz düşüncelerden.
Cinlerin beynimde yaptığı düğün,
Sularsan, seslerden ve gecelerden.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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